L’industrie du textile est l’une des industries les plus anciennes dont se distingue l’Egypte sur le plan mondial. Cette industrie a subi au fil des années de lourdes pertes. Mais le gouvernement cherche sans cesse à élaborer des plans de développement tout en incluant la modernisation de l'infrastructure des usines de textile, la formation du personnel et le développement des systèmes de gestion. L’Etat égyptien est plus que jamais déterminé à enfourcher son cheval de bataille pour que le textile monte sur le trône à nouveau. On vous expose les plus récentes évolutions dans ce domaine primordial.
Les entreprises égyptiennes, fortes d’une longue tradition dans le domaine du textile et d’une belle capacité d’innovation, ont déjà toutes les chances de leur côté.
El Mahalla al Kubra
Le ministre des Travaux publics, Hicham Tawfik, a signé un contrat pour établir la plus grande filature au monde dans la ville de Mahalla al-Kubra, dans un geste qui pourrait représenter le baiser de la vie pour cette industrie qui a accru les parts de l'Egypte dans la renaissance industrielle et l'autosuffisance pendant des décennies. L'entreprise de filature et de tissage de Mahalla était l'une des pionnières dans ce domaine au cours du siècle dernier au Moyen-Orient et dans le monde.
Un plan a été préparé pour développer l'industrie de filature et du tissage d'ici deux ans, d’un coût de 21 milliards de livres. Le ministre a déclaré dans un communiqué que la plus grande usine de filature et de tissage au monde sera créée et ce sera un excellent ajout à l'économie égyptienne. L'usine sera construite sur une superficie de 62 500 mètres carrés et accueillera 182 000 fils de fil, d’une capacité de production moyenne de 30 tonnes de fil / jour. El-Mahalla El-Kobra est considérée comme l'une des citadelles de l'industrie égyptienne et le joyau de l'industrie de la filature et du tissage, car elle a été choisie pour être le siège de la Misr Spinning and Weaving Company, créée par l'économiste pionnier Talaat Harb Pacha en 1927, comme l'une des sociétés de la Banque Misr.
L'entreprise a démarré à cette époque avec un capital de 300 000 livres, et 30 ans plus tard, en 1958, elle a atteint quatre millions de livres. Les usines de l'entreprise ont d'abord été établies sur une superficie de 32 feddans, puis agrandies à 580 feddans. L'entreprise a commencé sa production pour la première fois en 1930, et depuis cette date, la consommation locale de vêtements dépend des usines de filature de Mahalla.
L'industrie de la filature et du tissage a connu un bond considérable à l'époque du président Gamal Abdel Nasser, qui a lancé un projet après l'autre pour développer la production de l'entreprise et créer des emplois, dans le cadre de son plan de renaissance industrielle.
El Robeiky, la citadelle de l’industrie textile
C’est un véritable boom pour le secteur du textile en Egypte. En effet, l'Etat entend redonner à ce secteur tout son potentiel et sa prospérité. Le président Abdel Fattah El-Sissi a manifesté l’intérêt de promouvoir le secteur agricole lié au coton à longues fibres et au tissage. Ces efforts ont abouti au lancement de la première phase du complexe d'usines de la Société nationale égyptienne pour le développement et le développement industriel. Le général Kamel Hélal, président de la Société nationale égyptienne pour le développement et le développement industriel, a déclaré lors d'une visite d'inspection des usines de filature et de tissage Robiky, que la société comprend une usine de fils fins d'une capacité de 4,5 tonnes par jour, construite sur une superficie de 16,5 mille mètres carrés, et une autre usine de filature épaisse d’une capacité de production de 9 tonnes par jour, construite sur une superficie de 20 mille mètres carrés. Une autre usine de préparation du textile d'une capacité de production de 60 mille mètres par jour, est construite sur une superficie de 8500 mètres carrés. Il a ajouté qu'il existe une autre usine de textile, qui est responsable de la production de toutes sortes de tissus et qui a une capacité de production de 30 000 mètres linéaires, établie sur une superficie de 10000 mètres carrés, en plus d'une usine de tricot circulaire d'une capacité de production de 10 tonnes de tricot par jour, établie sur une superficie de 6000 mètres carrés, et d’une usine pour la teinture et l'impression, d’une capacité de production de 40 000 tissus par jour et 10 tonnes de tricots par jour, implantée sur une superficie de 38 400 mètres carrés. Hélal a expliqué que la deuxième phase du projet comprend deux usines de production de meubles en bois et en métal. Il a souligné que la société s'efforcera de relancer l'industrie de l'isolation et du tissage ? Celle-ci surveille toutes les étapes de fabrication de la culture du coton égyptien à longues fibres à la production. Elle fournit 1350 emplois directes.
Un plan pour les exportations vers les marchés africains
Le président du Conseil égyptien de l’exportation du textile et du prêt à porter, M. Saïd Ahmed, a expliqué que l’Egypte compte conquérir de nouveaux marchés au cours de la seconde moitié de cette année avec en tête les pays africains. Il est à noter que les pays européens occupent 75% des exportations.
L'Egypte commence à se focaliser sur un nouveau genre de textile. Il s’agit donner la priorité aux propriétés techniques et à la qualité plutôt qu’aux caractéristiques esthétiques ou décoratives. Vue les atouts dont dispose l’Egypte, la main-d'oeuvre et la proximité géographique avec l'UE et vue que les principaux concurrents sont concentrés sur le textile traditionnel, l’Egypte un avantage compétitif, elle devrait donc prendre l’initiative et traiter avec les distributeurs dans les pays développés afin d’avoir une part sur le marché mondial.
Perspectives 2030
L'amélioration des méthodes de production et le transfert des connaissances va augmenter l'efficacité de la production et réduire le gaspillage des ressources dans l’industrie du textile, ce qui renforcera la compétitivité industrielle de l’Egypte. D'ici 2025, l'Egypte deviendra le premier pays exportateur de textile de la région MENA.